THÉÂTRE




Production :
Production (&) So Weiter
Coproduction Le Carreau - Scène Nationale de Forbach et de l’Est mosellan
Co-réalisation Gare au Théâtre.
Création 2007
Conception, texte et mise en scène : Yan Allegret
Avec : Hacine Chérifi &
Jean-Baptiste Epiard
Création sonore : Fabrice Planquette
Création lumière et scénographique : Orazio Trotta & Yan Allegret
Régie générale : Philippe Davesne
Régie son : Vivien Chabin
LA PLÉNITUDE DES CENDRES
Méditation sur l’essence du combat, La Plénitude des cendres invite sur le plateau l’ancien champion du monde de boxe WBC Hacine Chérifi et l’acteur Jean-Baptiste Epiard dans une pièce explorant le lien entre arts de la scène et arts du combat.
Entrevoir le plateau et le ring comme des espaces frères. Celui qui y pénètre est au pied du mur, seul, sous le regard des autres et en même temps dans une possibilité de communion, de transcendance.
Tout comme le plateau, le ring est un endroit de surgissement de la violence , dans le sens où l’entend Jean Genet : « l’apparition sans compromis de la vie elle-même ». On ne monte pas sur scène ou entre quatre cordes impunément. On n’en sort pas indemne.
Aujourd’hui, notre société tend vers une virtualité et une individualité croissantes. Face à cela, le ring ou le plateau apparaissent comme des espaces en résistance, d’incarnation brute, de présence immédiate. Des espaces collectifs où l’on peut sentir les présences, les souffles, les tremblements inhérents à toute manifestation de vie.
« La Plénitude des cendres, voilà ce qu’il reste, au sortir de la scène ou du ring, après le sacrifice symbolique qu’est un combat, une représentation. Les sports de combat et le théâtre sont deux formes de sacrifices. Les spectateurs d’un combat ou d’une pièce ont reconnu quelque chose d’eux-mêmes. »
F.L. Le républicain Lorrain
« Ce qui est mis en relief sur le plateau, c’est la question existentielle, métaphysique et corporelle, du combat, de la relation à l’autre, de la mémoire de son propre chemin de vie et de ses accidents, de la solitude enfin. C’est dire la violence intérieure qui habite chacun, le lot qui lui est imparti à l’intérieur d’une société agressive et brutale, violence dont il s’agit de s’échapper. »
Véronique Hotte. Théâtre du blog
« Torse nu, en short, l’ancien champion du monde des poids moyens livre sa part d’ombre et de lumières. Rituels, souvenirs intacts, forts, douloureux. Les mots sont rares, simples, lumineux. La présence d’Hacine sur scène est celle d’un enfant ou d’un animal, il rayonne naturellement. »
Nadine Micholin. Le progrès